Dépression Post-Partum : Comprendre, Prévenir et Traiter

Sommaire :

L’arrivée d’un bébé bouleverse profondément notre vie et, contrairement aux idées reçues, ce bouleversement peut générer une véritable dépression chez certaines mères.

La dépression post-partum touche environ 15% des jeunes mères, pourtant elle reste sous-diagnostiquée car souvent confondue avec le simple « baby blues« .

Il nous faut donc mieux comprendre ce trouble pour l’identifier et le traiter.

Dans cet article, nous verrons d’abord comment reconnaître les signes de la dépression post-partum, puis les traitements disponibles, et enfin le rôle essentiel de l’entourage.

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En Bref :

🤱 La dépression post-partum (DPP) touche environ 15% des jeunes mères et reste sous-diagnostiquée car souvent confondue avec le simple baby blues, alors qu’elle affecte profondément le quotidien et persiste au-delà de deux semaines.

🧠 Causée par une combinaison de facteurs biologiques (changements hormonaux, fatigue, déséquilibres thyroïdiens) et psychosociaux (manque de soutien, difficultés relationnelles, attentes irréalistes), la DPP n’est pas un échec personnel mais une condition médicale.

👨‍⚕️ Le diagnostic précoce est crucial avec l’entretien postnatal entre la 4ᵉ et 8ᵉ semaine après l’accouchement, et plusieurs professionnels peuvent aider : médecin traitant, sage-femme, psychologue ou services de PMI.

💊 Le traitement combine thérapies de soutien (thérapies cognitives et comportementales, thérapies mère-bébé, groupes de parole) et parfois médicaments adaptés à l’allaitement, selon la sévérité des symptômes.

🤝 Le soutien pratique au quotidien est essentiel : déléguer les tâches, s’accorder du repos, maintenir des activités plaisantes, adopter une alimentation équilibrée et mobiliser son réseau de soutien pour un rétablissement complet.

Sommaire :

Comprendre la dépression post-partum

La dépression post-partum (DPP) est un trouble qui se manifeste par une tristesse persistante et d’autres symptômes dépressifs pendant la première année après la naissance.

Plusieurs signes peuvent aider à reconnaître une dépression post-partum :

  • Fatigue persistante qui ne s’améliore pas avec le repos
  • Tristesse ou pleurs fréquents sans raison apparente
  • Sentiment d’être dépassée par les événements
  • Difficulté à trouver du plaisir dans les activités habituelles
  • Troubles du sommeil (même quand le bébé dort)
  • Changements d’appétit
  • Inquiétudes excessives concernant le bébé ou, au contraire, sentiment de détachement
  • Pensées négatives ou sentiment d’être une « mauvaise mère »

Ces symptômes durent plus de deux semaines et affectent le quotidien. Ils sont souvent plus intenses le soir, ce qui est une particularité de la DPP.

Il est important de la distinguer du « baby blues », cette période d’émotions fluctuantes qui touche jusqu’à 80% des mères dans les premiers jours suivant l’accouchement et qui se dissipe généralement d’elle-même après quelques jours.

1 femme sur 6

En France, environ 17% des mères vivent une dépression post-partum deux mois après l’accouchement.

Cette condition peut apparaître :

  • Dans les deux premiers mois (forme précoce)
  • Entre le 3e et le 12e mois (forme tardive)

On peut développer une DPP avec un premier enfant ou après plusieurs naissances sans difficultés préalables.

Malgré sa fréquence élevée, la dépression post-partum reste significativement sous-diagnostiquée :

  • La stigmatisation entourant les problèmes de santé mentale maternelle
  • La pression sociale pour être une « mère parfaite » et heureuse
  • La normalisation des symptômes comme étant simplement « des difficultés normales après l’accouchement »
  • La peur du jugement ou que l’enfant soit retiré à la mère
  • Le manque de temps et d’énergie pour chercher de l’aide, particulièrement en période post-natale

40% des femmes souffrant de troubles mentaux périnataux ne révèlent pas leurs difficultés aux professionnels de santé par crainte d’être jugées comme « incompétentes » dans leur rôle de mère.

Les professionnels de santé rencontrent également des difficultés pour identifier ce trouble :

  • Consultations post-natales centrées sur la santé physique et celle du bébé, avec peu de temps consacré à la santé mentale
  • Formation insuffisante des médecins généralistes, gynécologues et pédiatres au dépistage des troubles psychiatriques périnataux
  • Confusion fréquente avec la fatigue « normale » liée aux soins d’un nouveau-né

50% des cas de dépression post-partum ne sont pas détectés lors des consultations de routine, alors que l’utilisation d’outils de dépistage systématique pourrait faire passer ce taux à moins de 10%.

La dépression post-partum concerne aussi les pères : environ 8 à 10% des pères développent des symptômes dépressifs dans l’année suivant la naissance de leur enfant.

Les symptômes peuvent différer de ceux observés chez les mères :

  • Irritabilité plus marquée
  • Comportements d’évitement (heures supplémentaires au travail)
  • Recours accru aux substances (alcool, médicaments)
  • Comportements à risque

Les facteurs de risque spécifiques incluent :

  • La dépression de la partenaire (le principal facteur prédictif)
  • Les antécédents personnels de dépression
  • Le stress lié aux nouvelles responsabilités parentales
  • Les difficultés conjugales préexistantes

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La dépression post-partum en contexte

Plusieurs facteurs peuvent contribuer au développement d’une dépression post-partum :

Facteurs physiques et biologiques

Le corps d’une femme traverse des bouleversements considérables après l’accouchement, créant un terrain propice à la dépression post-partum.

  • Les changements hormonaux après l’accouchement entraînent une chute brutale des niveaux d’œstrogènes et de progestérone qui peut affecter significativement l’humeur et le bien-être émotionnel. Cette « tempête hormonale » a un impact direct sur les neurotransmetteurs cérébraux liés à la régulation de l’humeur.
  • La fatigue et le manque de sommeil chroniques liés aux soins du nouveau-né perturbent l’équilibre biologique et diminuent la capacité à gérer le stress.
  • Les cycles de sommeil fragmentés empêchent d’atteindre les phases de sommeil profond nécessaires à la récupération physique et mentale.
  • Des déséquilibres de la thyroïde peuvent parfois survenir après l’accouchement, provoquant des symptômes qui ressemblent à ceux d’une dépression. Environ 5 à 10% des femmes développent une hypothyroïdie post-partum, qui nécessite un dépistage et un traitement spécifique.

Facteurs psychologiques et sociaux

L’environnement et le contexte de vie jouent un rôle déterminant dans l’apparition d’une dépression post-partum.

  • Manque de soutien familial ou du partenaire : l’isolement face aux responsabilités parentales peut générer un sentiment d’être seule à porter la charge physique et émotionnelle des soins du bébé, augmentant considérablement le risque de dépression.
  • Difficultés de couple : l’arrivée d’un enfant transforme la dynamique relationnelle, avec moins de temps pour l’intimité, des désaccords sur l’éducation ou un déséquilibre dans le partage des tâches, créant des tensions supplémentaires.
  • Événements stressants comme un déménagement, la perte d’un emploi ou des difficultés financières augmentent la vulnérabilité psychologique à un moment déjà exigeant et peuvent submerger les capacités d’adaptation.
  • Antécédents de dépression : les femmes ayant déjà souffert de dépression ou d’anxiété ont un risque deux à trois fois plus élevé de développer une dépression post-partum, la grossesse et l’accouchement pouvant réactiver ces fragilités.
  • Attentes très élevées envers la parentalité, souvent alimentées par des représentations idéalisées dans les médias et sur les réseaux sociaux, peuvent créer un décalage douloureux avec la réalité quotidienne et nourrir un sentiment d’échec.
  • Difficultés d’allaitement ou avec les soins du bébé peuvent ébranler la confiance en ses capacités maternelles et générer un sentiment d’incompétence, particulièrement dans une société qui valorise l’idéal de la « mère parfaite ».

Comprendre ces facteurs aide à dédramatiser : la DPP n’est pas un échec personnel, mais une condition médicale influencée par de nombreux éléments.

Agir face à la dépression post-partum

Depuis 2022, un entretien postnatal précoce est proposé systématiquement entre la 4e et la 8e semaine après l’accouchement. C’est une excellente occasion d’évoquer vos difficultés. Cet entretien est pris en charge à 70 % par l’Assurance Maladie.

Au-delà de ce rendez-vous, il est recommandé de consulter dès que l’on remarque des signes persistants de dépression. Plusieurs professionnels peuvent vous aider :

  • Votre médecin traitant, qui pourra vous orienter
  • La sage-femme qui a suivi votre grossesse
  • Un psychologue ou psychiatre
  • Les services de PMI (Protection Maternelle et Infantile)

Le soutien psychologique

Un accompagnement adapté est essentiel pour surmonter la dépression post-partum.

Les thérapies de soutien

Les thérapies de soutien offrent un espace d’écoute bienveillant où vous pouvez exprimer vos émotions sans jugement. Cette démarche permet souvent de mettre des mots sur des sentiments complexes et de dédramatiser ce que vous traversez

Les thérapies cognitives et comportementales

Les thérapies cognitives et comportementales aident à modifier les pensées négatives et les schémas mentaux qui entretiennent la dépression. En identifiant les pensées automatiques comme « je suis une mauvaise mère » ou « je n’y arriverai jamais », vous apprenez progressivement à les remettre en question et à les remplacer par des perspectives plus équilibrées.

Les thérapies mère-bébé

Les thérapies mère-bébé améliorent les interactions et renforcent le lien en vous guidant dans la compréhension des besoins et signaux de votre enfant. Ces séances vous aident à retrouver confiance dans vos compétences parentales et à développer une relation plus sereine avec votre bébé.

Les groupes de parole

Les groupes de parole entre mères permettent de partager des expériences similaires et de briser le sentiment d’isolement. Découvrir que d’autres traversent les mêmes difficultés peut être profondément réconfortant et source d’espoir.

Les traitements médicamenteux face à la dépression post-partum

Pour soulager les symptômes de la dépression post-partum, plusieurs options médicamenteuses peuvent être envisagées sous supervision médicale.

Il convient de toujours s’interroger si le traitement est compatible avec l’allaitement.

Des antidépresseurs adaptés

Des antidépresseurs compatibles avec l’allaitement peuvent être prescrits par un médecin après évaluation de votre situation. Ces médicaments agissent progressivement pour rééquilibrer certains neurotransmetteurs du cerveau et soulager les symptômes dépressifs.

Les Traitements spécifiques

Des traitements spécifiques à la dépression post-partum existent, comme la zuranolone, récemment approuvée aux Etats-Unis pour cette indication. Il n’est pour l’instant pas autorisé en France. Ce médicament cible les mécanismes particuliers impliqués dans la dépression.

La gestion de l'anxiété

Les anxiolytiques peuvent être utilisés temporairement pour soulager l’anxiété intense qui accompagne souvent la DPP. Ils permettent de retrouver un sommeil réparateur et de diminuer les ruminations anxieuses qui épuisent mentalement.

Le médecin peut ajuster les dosages et types de médicaments pour limiter les effets secondaires tout en maximisant les bénéfices. Un suivi régulier permet d’adapter le traitement à l’évolution de votre état.

Le soutien pratique au quotidien

Au-delà des traitements médicaux, la guérison passe aussi par une réorganisation de votre quotidien pour préserver votre énergie et votre bien-être.

Déléguer les tâches

L’aide pour les soins du bébé et les tâches ménagères est essentielle – n’hésitez pas à déléguer à votre partenaire, famille ou amis. Accepter cette aide n’est pas un signe de faiblesse mais une décision sage pour votre rétablissement et le bien-être de votre bébé.

S'accorder du repos

L’aménagement de moments de repos pendant que quelqu’un d’autre s’occupe du bébé permet de reconstituer vos ressources physiques et émotionnelles. Même quelques heures par semaine peuvent faire une différence significative.

PHotographie activité yoga avec deux personnes

Préserver des plaisirs

Maintenir des activités plaisantes, même brèves, comme lire, écouter de la musique ou prendre un bain, nourrit votre bien-être émotionnel. Ces moments pour vous ne sont pas du luxe mais une nécessité.

Alimentation équilibrée

Adopter une alimentation équilibrée soutient votre énergie et votre humeur. Privilégiez les repas riches en protéines, fruits, légumes et céréales complètes, et restez bien hydratée.

Activité physique douce

La pratique d’une activité physique douce comme la marche avec bébé est reconnue pour ses effets positifs sur l’humeur. L’exercice libère des endorphines, ces hormones naturelles du bien-être qui améliorent l’humeur.

Établir des routines

Établir des routines simples crée un sentiment de prévisibilité et de contrôle qui peut être réconfortant tant pour vous que pour votre bébé. Ces repères structurent la journée et diminuent le sentiment d’être submergée.

L’approche la plus efficace combine généralement ces différentes stratégies, adaptées à votre situation personnelle et à la sévérité de vos symptômes.

Souvenez-vous que le rétablissement est rarement linéaire – des hauts et des bas sont normaux dans ce processus.

S'entourer et se ressourcer

Avec un accompagnement adapté, la très grande majorité des femmes se rétablissent complètement d’une dépression post-partum.

Mobiliser son réseau de soutien

L’entourage joue un rôle clé dans le rétablissement :

  • Partagez vos ressentis avec votre partenaire ou un proche de confiance
  • Acceptez l’aide proposée pour les tâches quotidiennes
  • N’hésitez pas à déléguer les soins du bébé pour vous reposer

Ressources disponibles

De nombreuses ressources sont accessibles :

  • Le site « Nos 1000 premiers jours » propose un questionnaire en ligne pour évaluer son bien-être émotionnel, avec possibilité d’un rendez-vous avec une infirmière spécialisée
  • Les associations de soutien à la parentalité offrent écoute et conseils
  • Les groupes de parole permettent d’échanger avec d’autres parents
  • Des TISF (Techniciennes de l’Intervention Sociale et Familiale) peuvent apporter une aide concrète à domicile

Prendre soin de soi au quotidien

Quelques stratégies simples peuvent faire une différence :

  • Privilégiez le sommeil quand le bébé dort
  • Pratiquez une activité physique douce (marche avec bébé par exemple)
  • Maintenez des contacts sociaux
  • Fixez-vous des objectifs réalistes
  • Accordez-vous des petits plaisirs quotidiens

Pour l'entourage : comment aider?

Si vous êtes proche d’une mère qui semble en difficulté :

  • Écoutez sans juger et validez ses émotions
  • Proposez une aide concrète et spécifique (« Je peux garder le bébé cet après-midi pour que tu te reposes »)
  • Encouragez-la à consulter un professionnel
  • Évitez les remarques minimisant ses difficultés (« ça va passer », « c’est normal d’être fatiguée »)
  • Reconnaissez ses efforts et ses réussites, même petites

Votre soutien peut faire toute la différence dans son parcours vers le rétablissement. Pour approfondir votre compréhension et trouver des conseils pratiques supplémentaires, vous pouvez consulter notre guide complet « Comment aider une personne dépressive » qui propose des stratégies adaptées à différentes situations.

L'auto-thérapie Cognitive et Comportementale qui vous aide à aller mieux

Découvrez comment mieux gérer vos émotions et retrouver confiance en vous avec des séances et des exercices pratiques créés par des psychiatres.

Geoffrey_Post_Psychiatre_Feel

Médecin psychiatre, spécialiste des Thérapies Cognitives et Comportementales et rattaché au Service de Santé des Armées (Grand Est).

FAQ

Le choix du thérapeute est une décision personnelle importante. Il est recommandé de :
– Vérifier ses qualifications et son inscription aux registres professionnels
– Faire un premier rendez-vous pour évaluer le contact
– S’assurer que son approche thérapeutique nous correspond
– Ne pas hésiter à consulter plusieurs professionnels avant de faire son choix

La durée de la thérapie varie considérablement selon les personnes et les approches choisies. En général, on peut s’attendre à :
– 3-6 mois pour une TCC classique
– 3-6 mois pour une thérapie interpersonnelle
– 1-2 ans ou plus pour une thérapie analytique

Les signes d’amélioration peuvent inclure une meilleure qualité de sommeil, le retour progressif de l’intérêt pour nos activités habituelles, une diminution des pensées négatives, et une plus grande facilité à gérer les situations stressantes du quotidien.

Une Thérapie Cognitive et Comportementale peut traiter la dépression en 3 à 6 mois.

Les Thérapies Cognitivo-Comportementales ont évolué à travers trois vagues principales.

  • Première vague (1950-1960) : elle se concentrait sur les comportements observables, utilisant des techniques comme le conditionnement et l’exposition pour modifier les comportements problématiques.
  • Deuxième vague (1960-1990) : elle a intégré les processus cognitifs, se focalisant sur la modification des schémas de pensée dysfonctionnels à travers des techniques comme la restructuration cognitive.
  • Troisième vague (1990) : elle a introduit des concepts de pleine conscience et d’acceptation. Cette approche, qui inclut des thérapies comme l’ACT (Thérapie d’Acceptation et d’Engagement) et la DBT (Thérapie Comportementale Dialectique), vise à développer la flexibilité psychologique et l’acceptation des expériences intérieures.

L’analyse fonctionnelle est un outil qui vise à comprendre comment les pensées, les émotions, les comportements, leurs conséquences, et l’environnement interagissent pour maintenir ou aggraver les symptômes dépressifs.

Concrètement, l’analyse fonctionnelle permet de prendre du recul sur les pensées et de vérifier qu’on utilise le bon cercle de fonctionnement.

La restructuration cognitive est une méthode qui permet, face à une pensée négative ou peu rationnelle, d’aller vers des pensées plus positives et adaptées. Elle aide à prendre du recul sur une situation difficile et à réduire le mal-être. Cette stratégie est un élément clé des thérapies cognitivo-comportementales et a été inventée par le psychiatre américain Aaron Beck.

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