Effets Secondaires des Antidépresseurs (Guide Explicatif)

Sommaire :

Prendre un médicament n’est jamais anodin.

Un traitement antidépresseur peut avoir des effets secondaires plus ou moins fréquents, variés et intenses.

Et parfois, l’apparition d’effets secondaires avant l’amélioration de nos symptômes dépressifs peut nous démoraliser, et nous donner envie d’arrêter notre traitement.

Pourtant, ce dernier peut être absolument essentiel.

Aujourd’hui, je vous propose de voir :

  • Les effets secondaires des antidépresseurs ;
  • Comment les gérer ;
  • Pourquoi il ne faut pas arrêter son traitement brutalement ;
  • Et bien plus…

Si vous souhaitez connaître les différents effets secondaires des antidépresseurs et comment les gérer pour mieux supporter votre traitement, alors vous êtes au bon endroit.

Sommaire :

Bénéficiez d'un accompagnement complémentaire pour aller mieux

Découvrez des séances et des exercices pratiques créés par des psychiatres spécialisés en Thérapies Cognitives et Comportementales.

En bref :

💊 Les effets secondaires des antidépresseurs sont fréquents mais souvent temporaires et gérables avec un accompagnement médical approprié.

🤢 Les troubles digestifs, du sommeil et de la sexualité sont parmi les plus courants, mais des solutions existent pour les atténuer (adaptation des horaires de prise, ajustement des doses, changement de molécule).

⚖️ La prise de poids est possible mais peut être gérée par une alimentation équilibrée et une activité physique adaptée, sans recourir à des régimes restrictifs.

⚠️ Une vigilance particulière est nécessaire durant les premières semaines de traitement concernant l’anxiété et les idées suicidaires (le 3114 est disponible 24h/24).

🔍 Certains signes nécessitent une consultation urgente : réactions allergiques, confusion mentale, fièvre avec agitation, troubles cardiaques ou visuels soudains.

L’arrêt brutal du traitement est à proscrire absolument : il doit toujours être progressif et supervisé par un médecin pour éviter les symptômes de sevrage.

Qu'est-ce qu'un Antidépresseur ?

Les antidépresseurs sont des médicaments psychotropes qui fonctionnent en régulant les neurotransmetteurs, ces substances chimiques qui permettent aux cellules nerveuses du cerveau de communiquer entre elles.

La sérotonine, la noradrénaline et la dopamine, entre autres, jouent un rôle clé dans la gestion de l’humeur, des émotions et de la motivation. 

En influençant ces neurotransmetteurs, les antidépresseurs aident progressivement à atténuer les symptômes tels que la tristesse profonde, la fatigue ou les troubles du sommeil.

Pour Quels Troubles peut-on se voir Prescrire des Antidépresseurs ?

Les antidépresseurs sont des médicaments prescrits pour traiter :

  • La dépression caractérisée : Les antidépresseurs sont prescrits lorsqu’une personne souffre d’un épisode dépressif modéré à sévère ;
  • Les troubles anxieux : Ils sont efficaces pour traiter le trouble panique, le trouble anxieux généralisé, le stress post-traumatique et les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) ;

  • Et d’autres troubles : ils peuvent aussi être utilisés pour les troubles bipolaires (avec surveillance), le trouble dysphorique prémenstruel et certains troubles alimentaires, comme la boulimie.

Quels sont les Effets Secondaires ?

Comme tout médicament, les antidépresseurs peuvent provoquer des effets secondaires :

  • Nausées et vertiges : Fréquents en début de traitement, ces symptômes sont gênants, mais temporaires. Ils disparaissent généralement après une dizaine de jours.

  • Prise de poids : Certains antidépresseurs peuvent influencer l’appétit et le métabolisme, entraînant une prise de poids.

  • Troubles digestifs : Des nausées, diarrhées ou constipations peuvent apparaître au début du traitement. Ces effets s’atténuent en quelques semaines.

  • Troubles sexuels : Une baisse de la libido ou des difficultés érectiles peuvent survenir temporairement. Ces effets ne sont ni systématiques ni permanents.

Il est primordial de ne pas interrompre ou modifier son traitement sans l’avis d’un médecin, même en cas d’effets secondaires. Votre médecin est là pour ajuster votre traitement selon vos besoins.

Ces effets secondaires, bien qu’inconfortables, sont souvent temporaires et diminuent avec le temps. Pour autant, cela peut être frustrant car ces effets peuvent survenir avant que les bienfaits des antidépresseurs ne se fassent sentir.

Toutefois, il existe des moyens efficaces pour les atténuer et rendre cette phase plus confortable.

Et c’est ce que nous allons voir de suite.

Il est naturel d’avoir des inquiétudes. Cependant, ne pas traiter une dépression comporte des risques comme l’aggravation des symptômes, l’isolement social, la détérioration de la santé physique et mentale (fatigue persistante, troubles du sommeil, douleurs chroniques, perte ou prise de poids, baisse de concentration).

Apaiser les Troubles Digestifs

Les troubles digestifs (nausées, diarrhée, perte d’appétit) touchent 1 personne sur 10 en début de traitement. Souvent légers et tolérables, ils sont temporaires et diminuent avec le temps.

Voici comment y faire face :

  1. Prenez votre médicament pendant ou juste après un repas : Cela peut aider à réduire les nausées.
  2. Adoptez une alimentation adaptée : Préférez de petits repas fréquents plutôt que trois gros repas par jour.
  3. Restez hydraté(e) : Buvez suffisamment d’eau, surtout en cas de diarrhée, pour prévenir la déshydratation.
  4. Consommez des fruits : Manger des fruits riches en fibres peut aider à prévenir la constipation.
  5. Évitez certains aliments : Limitez les plats épicés, gras ou difficiles à digérer.
  6. Faites de l’exercice léger : Une marche quotidienne peut améliorer le transit intestinal.
  7. Envisager les probiotiques : Ils peuvent être utiles pour rétablir la flore intestinale.
  8. Discutez avec votre médecin : Il peut envisager de répartir la dose en plusieurs prises ou diminuer la dose avant de remonter progressivement. Il pourra aussi vous proposer des traitements correcteurs le temps que tout rentre dans l’ordre.

Combattre les Troubles du Sommeil

Les perturbations du sommeil sont fréquentes en début de traitement. Insomnies, somnolence diurne, cauchemars ou modifications des cycles du sommeil peuvent survenir. Ces effets sont généralement temporaires et s’atténuent avec le temps.

Voici comment y faire face :

  1. Adaptez l’horaire de prise : Discutez avec votre médecin pour trouver le meilleur moment.
  2. Améliorez votre hygiène de sommeil : Gardez des horaires réguliers et un environnement calme.
  3. Évitez les stimulants : Limitez caféine, alcool et chocolat avant le coucher.
  4. Envisagez un traitement adapté : Un anxiolytique ou un hypnotique peut soulager ces symptômes si nécessaire.

Attention à la conduite automobile ou les tâches qui nécessitent de l’attention. Reportez les trajets ou faites-vous accompagner.

Si nécessaire, votre médecin peut vous prescrire un bon de transport pour que vous puissiez vous rendre à la consultation.

Vie Intime et Dysfonctionnements Sexuels

Il est courant de ressentir des changements pendant le traitement : baisse ou augmentation de la libido, difficultés d’éjaculation, anorgasmie ou modifications de l’excitation.

Ces effets, souvent temporaires, s’atténuent avec le temps. Ils ne remettent pas en cause votre relation ni votre valeur personnelle.

De nombreuses solutions existent, et votre médecin est là pour vous aider, sans jugement.

Voici comment y faire face :

  1. Parlez-en avec votre médecin : Il peut ajuster votre traitement pour atténuer ces effets.
  2. Exprimez ce que vous ressentez : Une communication sincère avec votre partenaire et votre médecin peut alléger les inquiétudes.
  3. N’hésitez pas à consulter un spécialiste : Un médecin en sexologie peut vous proposer des solutions adaptées à votre situation.

Il est important de noter que la dépression elle-même peut affecter la fonction sexuelle.

Photographie d'un couple se tenant la main

Variations de Poids : Que Faire ?

Pendant un traitement antidépresseur, il est possible de prendre ou de perdre un peu de poids.

Ce phénomène, souvent temporaire, peut être lié à plusieurs facteurs : une modification de l’appétit, des changements métaboliques, une rétention d’eau ou encore une évolution de l’humeur et de l’énergie.

Ces variations ne définissent ni votre bien-être ni vos progrès.

Comment prendre soin de vous ?

  1. Adoptez une alimentation équilibrée : Privilégiez les aliments variés et nourrissants tout en restant à l’écoute de vos envies.
  2. Restez actif·ve à votre rythme : Choisissez une activité qui vous fait du bien (marche, danse, yoga) sans pression.
  3. Évitez les régimes restrictifs : Les solutions “miracles” augmentent le risque de rechute et favorisent la reprise de poids à moyen terme.
  4. Parlez-en à votre médecin : Si la prise de poids est importante ou difficile à vivre, des ajustements peuvent être envisagés.

Si cette prise de poids peut affecter notre estime personnelle, il est important de garder en tête que la santé mentale est prioritaire.

Il sera plus simple de perdre du poids une fois libéré.e de la dépression.

L’essentiel est de rester bienveillant envers vous-même pendant cette période de guérison

Anxiété et Agitation

Il est courant de ressentir une nervosité accrue pendant les premières semaines de traitement. Votre corps s’adapte au médicament, ce qui peut temporairement entraîner une sensation d’agitation, un regain d’énergie ou un sommeil perturbé.

Ces effets sont généralement passagers et diminuent avec le temps. Votre médecin peut vous aider à mieux les gérer.

Voici comment y faire face :

  1. Parlez-en avec votre médecin : Il peut ajuster le traitement si nécessaire.
  2. Essayez des techniques de relaxation : La cohérence cardiaque ou le training autogène de Schultz peuvent aider à apaiser ces sensations.
  3. Écoutez votre corps : Bouger ou pratiquer une activité physique légère peut canaliser l’énergie accumulée.

Ces sensations ne signifient pas que le traitement ne fonctionne pas. Avec le bon accompagnement, elles s’atténueront progressivement.

Assez rarement, il peut s’agir d’un virage de l’humeur qui doit faire évoquer une dépression bipolaire. Il existe des supports pour vous aider à repérer cet effet indésirable.

Si vous vous sentez concerné·e : surtout n’arrêtez pas le traitement sans prendre un avis auprès de votre médecin, cela peut aggraver les symptômes.

En cas d’idées suicidaires : contactez le 3114 ou le 15.

Risque Suicidaire Accru

Les premières semaines de traitement antidépresseur peuvent être un moment délicat, car votre corps et votre esprit s’adaptent aux changements. Chez certaines personnes, une fragilité émotionnelle ou des pensées sombres peuvent apparaître temporairement.

Bien que ce soit rare, cette phase mérite une attention particulière.

Comment prendre soin de vous pendant cette période ?

  1. Parlez dès que possible à un professionnel : Si vous ressentez des idées suicidaires, contactez immédiatement votre médecin ou un service d’urgence.
  2. Assurez un suivi régulier : Votre médecin adaptera votre prise en charge en fonction de vos ressentis et pourra ajuster la dose ou ajouter un traitement complémentaire si nécessaire.
  3. Anticipez : éloignez ou sécurisez l’accès aux moyens envisagés pour vous faire du mal. Vous pouvez discuter avec votre médecin d’un passage régulier par un infirmier pour vous délivrer le traitement.
  4. Exprimez vos émotions : Même si c’est difficile, partagez vos pensées avec votre médecin. Cela lui permettra de mieux vous aider.
  5. Restez entouré·e : Confiez-vous à des personnes de confiance qui pourront vous soutenir.
  6. Créez un environnement apaisant : Privilégiez des activités qui vous détendent et un cadre calme.
  7. Évitez les substances perturbatrices : L’alcool et les drogues peuvent aggraver les déséquilibres émotionnels.

Rappelez-vous : Cette période est transitoire, et des solutions existent pour la traverser en toute sécurité.

Vous n’êtes pas seul·e, et avec l’aide de votre médecin et de vos proches, vous pouvez surmonter cette étape et profiter des bienfaits de votre traitement.

Rappelez-vous que le 31 14 est accessible 24h/24 et 7j/7 en France.

Ce service gratuit permet de parler à un professionnel du soin spécifiquement formé à la prévention du suicide.

Ne restez pas seul face à vos pensées et demandez de l’aide.

Syndrome Sérotoninergique : Éviter l'Automédication

Il est extrêmement rare qu’un traitement entraîne un excès de sérotonine (1/1000 à 1/10 000). Ce phénomène, bien que peu fréquent, peut être évité en prenant quelques précautions. Votre médecin et votre pharmacien veillent à la compatibilité de vos traitements pour garantir votre sécurité.

Voici comment y faire face :

  1. Surveillez certains signes inhabituels : agitation, confusion, fièvre, tremblements ou troubles digestifs.
  2. Informez toujours vos professionnels de santé de tous vos traitements en cours.
  3. Évitez l’automédication : notamment avec des suppléments à base de plantes.
  4. Ne combinez pas plusieurs médicaments ou substances augmentant la sérotonine sans avis médical.
  5. Consultez immédiatement un médecin ou appelez le SAMU (15) si vous ressentez ces symptômes.

En restant attentif et bien accompagné, vous minimisez les risques et assurez votre sécurité.

Effets Secondaires : Quand Consulter ?

Certains signes doivent vous alerter et nécessitent une consultation rapide :

  • Idées suicidaires ou comportement agressif inhabituel
  • Éruption cutanée ou signes allergiques
  • Confusion mentale ou hallucinations
  • Fièvre élevée associée à des tremblements et une agitation (possible syndrome sérotoninergique)
  • Maux de tête intenses et persistants
  • Palpitations cardiaques ou douleurs thoraciques
  • Crises convulsives
  • Saignements anormaux ou ecchymoses inexpliquées
  • Troubles de la vision soudains
  • Nausées et vomissements sévères ou persistants
  • Jaunissement de la peau ou des yeux (signe possible d’atteinte hépatique)
  • Variation importante et rapide de l’humeur, notamment euphorie excessive

Contactez votre médecin si vous ressentez l’un de ces symptômes ou tout autre changement préoccupant dans votre état de santé.

Il est toujours préférable de consulter en cas de doute plutôt que d’ignorer un signe potentiellement grave. Votre médecin pourra évaluer la situation et ajuster votre traitement si nécessaire.

Les Effets Secondaires Varient Selon les Antidépresseurs

Il existe plusieurs classes d’antidépresseurs, chacune ayant son propre mécanisme d’action et, par conséquent, ses effets secondaires spécifiques.

Les ISRS : un choix fréquent et bien toléré

Les Inhibiteurs Sélectifs de la Recapture de la Sérotonine (ISRS) sont souvent prescrits en première intention et sont généralement bien tolérés. Toutefois, ils peuvent entraîner certains effets secondaires, qui restent rares et temporaires.

Voici ce qu’il faut surveiller :

  • Des troubles sexuels : baisse de la libido ou difficultés à atteindre l’orgasme.
  • Un risque accru de saignements : particulièrement en cas de prise d’anti-inflammatoires.
  • Une baisse de sodium dans le sang (hyponatrémie) : ce risque est plus fréquent chez les personnes âgées.

Exemples de médicaments : Escitalopram (Seroplex®), Sertraline (Zoloft®), Fluoxétine (Prozac®), Paroxétine (Deroxat®), Vortioxétine (Brintellix®)

Les IRSN : efficacité renforcée, vigilance accrue

Les Inhibiteurs de la Recapture de la Sérotonine et de la Noradrénaline (IRSN) sont efficaces mais peuvent entraîner certains effets secondaires, souvent temporaires et modérés.

Voici ce qu’il faut surveiller :

  • Une légère augmentation de la tension artérielle.
  • Des sueurs nocturnes.
  • Un risque rare de syndrome sérotoninergique : surstimulation du système nerveux.

Principaux médicaments : Venlafaxine (Effexor®) et Duloxétine (Cymbalta®)

Les tricycliques : une ancienne génération, plus efficaces mais moins bien tolérés

Les antidépresseurs tricycliques, moins utilisés aujourd’hui en raison de leur profil de tolérance, peuvent provoquer certains effets secondaires.

Voici ce qu’il faut surveiller :

  • Sécheresse buccale, constipation et troubles de la vision : effets anticholinergiques.
  • Un risque accru de troubles du rythme cardiaque.
  • Une sensibilité accrue au soleil : il est nécessaire de prendre une protection adaptée.

Bien que ces effets existent, l’amitriptyline reste un des traitements les plus efficaces selon certaines études, malgré ses effets secondaires. Votre médecin peut vous aider à gérer ces symptômes si besoin.

Principaux médicaments : Amitriptyline (Laroxyl®), Clomipramine (Anafranil®) et Imipramine (Tofranil®)

Les IMAO : efficaces mais contraignants

Les Inhibiteurs de la Monoamine Oxydase (IMAO) demandent un suivi rigoureux et une adaptation du régmie en raison de :

  • Risques d’interactions alimentaires (comme avec certains fromages) et médicamenteuses.
  • Crises hypertensives en cas d’interaction.
  • Hépatotoxicité (effets indésirables sur le foie), bien que cela reste rare.

Les autres antidépresseurs : des profils variés

D’autres molécules comme la mirtazapine, la vortioxétine ou l’agomélatine ont leurs propres particularités : 

  • Une tendance à favoriser la prise de poids pour certaines.
  • Une surveillance hépatique nécessaire pour d’autres.
  • Des profils d’effets secondaires souvent plus légers.

Retenez ceci : Chaque traitement est unique et adapté à vos besoins. Si vous ressentez des effets gênants, parlez-en avec votre médecin.

Ensemble, vous pouvez ajuster votre prise en charge pour trouver le meilleur équilibre entre bénéfices et tolérance. Vous n’êtes pas seul·e dans ce parcours.

Dépendance et Sevrage : Démêler le Vrai du Faux

La prise d’antidépresseurs sur le long terme entraîne une adaptation naturelle de l’organisme, mais cela ne signifie pas dépendance au sens addictif.

Ces médicaments ne créent ni besoin compulsif ni effet euphorique. Cependant, leur arrêt nécessite certaines précautions.

Voici ce qu’il faut savoir :

  • Syndrome de discontinuation : Un arrêt brutal peut entraîner des symptômes temporaires comme des vertiges, des nausées, des troubles du sommeil, de l’irritabilité, ou des sensations de « choc électrique ».
  • Ces manifestations s’apparentent à un syndrome de sevrage : elles résultent simplement de l’adaptation du corps à l’arrêt du traitement.
  • Risque de rechute : Un arrêt mal géré peut aussi entraîner le retour des symptômes dépressifs.

Pour éviter ces inconforts, il est crucial de diminuer la dose progressivement, sous supervision médicale.

Ce processus peut prendre plusieurs semaines ou mois, selon votre situation et le type d’antidépresseur.

Points importants à retenir :

  • L’adaptation de l’organisme n’est pas une dépendance : les antidépresseurs ne provoquent pas de recherche compulsive comme les substances addictives.
  • Certains effets, comme une prise de poids, peuvent persister à l’arrêt, mais un suivi médical permet d’ajuster la prise en charge.
  • La décision de continuer ou d’arrêter un traitement doit toujours être prise en concertation avec un médecin, pour trouver le meilleur équilibre entre bénéfices et risques.

Vous pouvez avancer en toute confiance : avec un accompagnement adapté, il est tout à fait possible de gérer ce processus en douceur et de préserver les bienfaits du traitement.

Pourquoi il ne faut pas Arrêter Brutalement le Traitement ?

Même si vous vous sentez beaucoup mieux, il est important de ne jamais arrêter un traitement antidépresseur de façon soudaine.

Cette précaution vise à protéger votre équilibre émotionnel et physique.

Voici pourquoi :

  • Risque de rechute : Un arrêt brusque peut provoquer un retour rapide et parfois plus intense des symptômes dépressifs.
  • Effets de sevrage : Des signes comme des vertiges, des nausées, de l’anxiété ou des troubles du sommeil peuvent survenir si le traitement est stoppé trop rapidement.

Pour arrêter un antidépresseur en toute sécurité, l’accompagnement d’un médecin est indispensable.

Ensemble, vous pourrez planifier une réduction progressive, avec un suivi adapté pour prévenir ces inconforts.

Souvenez-vous : Prendre le temps d’arrêter correctement votre traitement, avec un soutien médical, maximise vos chances de conserver les bienfaits obtenus et d’éviter tout désagrément inutile. Vous avancez à votre rythme, en toute sécurité.

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Geoffrey_Post_Psychiatre_Feel

Médecin psychiatre, spécialiste des Thérapies Cognitives et Comportementales et rattaché au Service de Santé des Armées (Grand Est).

Questions Fréquentes

Non, l’efficacité varie selon les individus. Environ 60-70% des personnes répondent positivement au traitement.

 La durée minimale recommandée est généralement de 6 mois après la rémission des symptômes pour un premier épisode et 1 à 2 ans pour un deuxième ou plus.

 La plupart du temps oui, mais il est préférable d’attendre de connaître vos réactions au traitement et d’en discuter avec votre médecin.

Non, ils ne changent pas la personnalité. Ils aident à retrouver votre véritable personnalité, souvent masquée par la dépression.

Tous les antidépresseurs peuvent avoir des effets secondaires. Leur nature et leur intensité varient grandement d’une personne à l’autre, et d’un traitement à l’autre. Il est courant de devoir réaliser plusieurs essais avant de trouver le traitement qui vous convient. Rappelons tout de même que la plupart des personnes n’ont aucun effet secondaire une fois la phase d’introduction passée !

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