
Carence en Vitamine D : Facteur Méconnu de la Dépression ?
Découvrez comment la vitamine D influence l’humeur et si elle peut être la solution contre la dépression.
Prendre un médicament n’est jamais anodin.
Un traitement antidépresseur peut avoir des effets secondaires plus ou moins fréquents, variés et intenses.
Et parfois, l’apparition d’effets secondaires avant l’amélioration de nos symptômes dépressifs peut nous démoraliser, et nous donner envie d’arrêter notre traitement.
Pourtant, ce dernier peut être absolument essentiel.
Aujourd’hui, je vous propose de voir :
Si vous souhaitez connaître les différents effets secondaires des antidépresseurs et comment les gérer pour mieux supporter votre traitement, alors vous êtes au bon endroit.
Découvrez des séances et des exercices pratiques créés par des psychiatres spécialisés en Thérapies Cognitives et Comportementales.
💊 Les effets secondaires des antidépresseurs sont fréquents mais souvent temporaires et gérables avec un accompagnement médical approprié.
🤢 Les troubles digestifs, du sommeil et de la sexualité sont parmi les plus courants, mais des solutions existent pour les atténuer (adaptation des horaires de prise, ajustement des doses, changement de molécule).
⚖️ La prise de poids est possible mais peut être gérée par une alimentation équilibrée et une activité physique adaptée, sans recourir à des régimes restrictifs.
⚠️ Une vigilance particulière est nécessaire durant les premières semaines de traitement concernant l’anxiété et les idées suicidaires (le 3114 est disponible 24h/24).
🔍 Certains signes nécessitent une consultation urgente : réactions allergiques, confusion mentale, fièvre avec agitation, troubles cardiaques ou visuels soudains.
❌ L’arrêt brutal du traitement est à proscrire absolument : il doit toujours être progressif et supervisé par un médecin pour éviter les symptômes de sevrage.
Les antidépresseurs sont des médicaments psychotropes qui fonctionnent en régulant les neurotransmetteurs, ces substances chimiques qui permettent aux cellules nerveuses du cerveau de communiquer entre elles.
La sérotonine, la noradrénaline et la dopamine, entre autres, jouent un rôle clé dans la gestion de l’humeur, des émotions et de la motivation.
En influençant ces neurotransmetteurs, les antidépresseurs aident progressivement à atténuer les symptômes tels que la tristesse profonde, la fatigue ou les troubles du sommeil.
Les antidépresseurs sont des médicaments prescrits pour traiter :
Les troubles anxieux : Ils sont efficaces pour traiter le trouble panique, le trouble anxieux généralisé, le stress post-traumatique et les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) ;
Et d’autres troubles : ils peuvent aussi être utilisés pour les troubles bipolaires (avec surveillance), le trouble dysphorique prémenstruel et certains troubles alimentaires, comme la boulimie.
Comme tout médicament, les antidépresseurs peuvent provoquer des effets secondaires :
Nausées et vertiges : Fréquents en début de traitement, ces symptômes sont gênants, mais temporaires. Ils disparaissent généralement après une dizaine de jours.
Prise de poids : Certains antidépresseurs peuvent influencer l’appétit et le métabolisme, entraînant une prise de poids.
Troubles digestifs : Des nausées, diarrhées ou constipations peuvent apparaître au début du traitement. Ces effets s’atténuent en quelques semaines.
Troubles sexuels : Une baisse de la libido ou des difficultés érectiles peuvent survenir temporairement. Ces effets ne sont ni systématiques ni permanents.
Il est primordial de ne pas interrompre ou modifier son traitement sans l’avis d’un médecin, même en cas d’effets secondaires. Votre médecin est là pour ajuster votre traitement selon vos besoins.
Ces effets secondaires, bien qu’inconfortables, sont souvent temporaires et diminuent avec le temps. Pour autant, cela peut être frustrant car ces effets peuvent survenir avant que les bienfaits des antidépresseurs ne se fassent sentir.
Toutefois, il existe des moyens efficaces pour les atténuer et rendre cette phase plus confortable.
Et c’est ce que nous allons voir de suite.
Il est naturel d’avoir des inquiétudes. Cependant, ne pas traiter une dépression comporte des risques comme l’aggravation des symptômes, l’isolement social, la détérioration de la santé physique et mentale (fatigue persistante, troubles du sommeil, douleurs chroniques, perte ou prise de poids, baisse de concentration).
Les troubles digestifs (nausées, diarrhée, perte d’appétit) touchent 1 personne sur 10 en début de traitement. Souvent légers et tolérables, ils sont temporaires et diminuent avec le temps.
Voici comment y faire face :
Les perturbations du sommeil sont fréquentes en début de traitement. Insomnies, somnolence diurne, cauchemars ou modifications des cycles du sommeil peuvent survenir. Ces effets sont généralement temporaires et s’atténuent avec le temps.
Voici comment y faire face :
Attention à la conduite automobile ou les tâches qui nécessitent de l’attention. Reportez les trajets ou faites-vous accompagner.
Si nécessaire, votre médecin peut vous prescrire un bon de transport pour que vous puissiez vous rendre à la consultation.
Il est courant de ressentir des changements pendant le traitement : baisse ou augmentation de la libido, difficultés d’éjaculation, anorgasmie ou modifications de l’excitation.
Ces effets, souvent temporaires, s’atténuent avec le temps. Ils ne remettent pas en cause votre relation ni votre valeur personnelle.
De nombreuses solutions existent, et votre médecin est là pour vous aider, sans jugement.
Voici comment y faire face :
Il est important de noter que la dépression elle-même peut affecter la fonction sexuelle.
Pendant un traitement antidépresseur, il est possible de prendre ou de perdre un peu de poids.
Ce phénomène, souvent temporaire, peut être lié à plusieurs facteurs : une modification de l’appétit, des changements métaboliques, une rétention d’eau ou encore une évolution de l’humeur et de l’énergie.
Ces variations ne définissent ni votre bien-être ni vos progrès.
Comment prendre soin de vous ?
Si cette prise de poids peut affecter notre estime personnelle, il est important de garder en tête que la santé mentale est prioritaire.
Il sera plus simple de perdre du poids une fois libéré.e de la dépression.
L’essentiel est de rester bienveillant envers vous-même pendant cette période de guérison
Il est courant de ressentir une nervosité accrue pendant les premières semaines de traitement. Votre corps s’adapte au médicament, ce qui peut temporairement entraîner une sensation d’agitation, un regain d’énergie ou un sommeil perturbé.
Ces effets sont généralement passagers et diminuent avec le temps. Votre médecin peut vous aider à mieux les gérer.
Voici comment y faire face :
Ces sensations ne signifient pas que le traitement ne fonctionne pas. Avec le bon accompagnement, elles s’atténueront progressivement.
Assez rarement, il peut s’agir d’un virage de l’humeur qui doit faire évoquer une dépression bipolaire. Il existe des supports pour vous aider à repérer cet effet indésirable.
Si vous vous sentez concerné·e : surtout n’arrêtez pas le traitement sans prendre un avis auprès de votre médecin, cela peut aggraver les symptômes.
En cas d’idées suicidaires : contactez le 3114 ou le 15.
Les premières semaines de traitement antidépresseur peuvent être un moment délicat, car votre corps et votre esprit s’adaptent aux changements. Chez certaines personnes, une fragilité émotionnelle ou des pensées sombres peuvent apparaître temporairement.
Bien que ce soit rare, cette phase mérite une attention particulière.
Comment prendre soin de vous pendant cette période ?
Rappelez-vous : Cette période est transitoire, et des solutions existent pour la traverser en toute sécurité.
Vous n’êtes pas seul·e, et avec l’aide de votre médecin et de vos proches, vous pouvez surmonter cette étape et profiter des bienfaits de votre traitement.
Rappelez-vous que le 31 14 est accessible 24h/24 et 7j/7 en France.
Ce service gratuit permet de parler à un professionnel du soin spécifiquement formé à la prévention du suicide.
Ne restez pas seul face à vos pensées et demandez de l’aide.
Il est extrêmement rare qu’un traitement entraîne un excès de sérotonine (1/1000 à 1/10 000). Ce phénomène, bien que peu fréquent, peut être évité en prenant quelques précautions. Votre médecin et votre pharmacien veillent à la compatibilité de vos traitements pour garantir votre sécurité.
Voici comment y faire face :
En restant attentif et bien accompagné, vous minimisez les risques et assurez votre sécurité.
Certains signes doivent vous alerter et nécessitent une consultation rapide :
Contactez votre médecin si vous ressentez l’un de ces symptômes ou tout autre changement préoccupant dans votre état de santé.
Il est toujours préférable de consulter en cas de doute plutôt que d’ignorer un signe potentiellement grave. Votre médecin pourra évaluer la situation et ajuster votre traitement si nécessaire.
Il existe plusieurs classes d’antidépresseurs, chacune ayant son propre mécanisme d’action et, par conséquent, ses effets secondaires spécifiques.
Les Inhibiteurs Sélectifs de la Recapture de la Sérotonine (ISRS) sont souvent prescrits en première intention et sont généralement bien tolérés. Toutefois, ils peuvent entraîner certains effets secondaires, qui restent rares et temporaires.
Voici ce qu’il faut surveiller :
Exemples de médicaments : Escitalopram (Seroplex®), Sertraline (Zoloft®), Fluoxétine (Prozac®), Paroxétine (Deroxat®), Vortioxétine (Brintellix®)
Les Inhibiteurs de la Recapture de la Sérotonine et de la Noradrénaline (IRSN) sont efficaces mais peuvent entraîner certains effets secondaires, souvent temporaires et modérés.
Voici ce qu’il faut surveiller :
Principaux médicaments : Venlafaxine (Effexor®) et Duloxétine (Cymbalta®)
Les antidépresseurs tricycliques, moins utilisés aujourd’hui en raison de leur profil de tolérance, peuvent provoquer certains effets secondaires.
Voici ce qu’il faut surveiller :
Bien que ces effets existent, l’amitriptyline reste un des traitements les plus efficaces selon certaines études, malgré ses effets secondaires. Votre médecin peut vous aider à gérer ces symptômes si besoin.
Principaux médicaments : Amitriptyline (Laroxyl®), Clomipramine (Anafranil®) et Imipramine (Tofranil®)
Les Inhibiteurs de la Monoamine Oxydase (IMAO) demandent un suivi rigoureux et une adaptation du régmie en raison de :
D’autres molécules comme la mirtazapine, la vortioxétine ou l’agomélatine ont leurs propres particularités :
Retenez ceci : Chaque traitement est unique et adapté à vos besoins. Si vous ressentez des effets gênants, parlez-en avec votre médecin.
Ensemble, vous pouvez ajuster votre prise en charge pour trouver le meilleur équilibre entre bénéfices et tolérance. Vous n’êtes pas seul·e dans ce parcours.
La prise d’antidépresseurs sur le long terme entraîne une adaptation naturelle de l’organisme, mais cela ne signifie pas dépendance au sens addictif.
Ces médicaments ne créent ni besoin compulsif ni effet euphorique. Cependant, leur arrêt nécessite certaines précautions.
Voici ce qu’il faut savoir :
Pour éviter ces inconforts, il est crucial de diminuer la dose progressivement, sous supervision médicale.
Ce processus peut prendre plusieurs semaines ou mois, selon votre situation et le type d’antidépresseur.
Points importants à retenir :
Vous pouvez avancer en toute confiance : avec un accompagnement adapté, il est tout à fait possible de gérer ce processus en douceur et de préserver les bienfaits du traitement.
Même si vous vous sentez beaucoup mieux, il est important de ne jamais arrêter un traitement antidépresseur de façon soudaine.
Cette précaution vise à protéger votre équilibre émotionnel et physique.
Voici pourquoi :
Pour arrêter un antidépresseur en toute sécurité, l’accompagnement d’un médecin est indispensable.
Ensemble, vous pourrez planifier une réduction progressive, avec un suivi adapté pour prévenir ces inconforts.
Souvenez-vous : Prendre le temps d’arrêter correctement votre traitement, avec un soutien médical, maximise vos chances de conserver les bienfaits obtenus et d’éviter tout désagrément inutile. Vous avancez à votre rythme, en toute sécurité.
Découvrez des séances et des exercices pratiques créés par des psychiatres spécialisés en Thérapies Cognitives et Comportementales.
Médecin psychiatre, spécialiste des Thérapies Cognitives et Comportementales et rattaché au Service de Santé des Armées (Grand Est).
Non, l’efficacité varie selon les individus. Environ 60-70% des personnes répondent positivement au traitement.
La durée minimale recommandée est généralement de 6 mois après la rémission des symptômes pour un premier épisode et 1 à 2 ans pour un deuxième ou plus.
La plupart du temps oui, mais il est préférable d’attendre de connaître vos réactions au traitement et d’en discuter avec votre médecin.
Non, ils ne changent pas la personnalité. Ils aident à retrouver votre véritable personnalité, souvent masquée par la dépression.
Tous les antidépresseurs peuvent avoir des effets secondaires. Leur nature et leur intensité varient grandement d’une personne à l’autre, et d’un traitement à l’autre. Il est courant de devoir réaliser plusieurs essais avant de trouver le traitement qui vous convient. Rappelons tout de même que la plupart des personnes n’ont aucun effet secondaire une fois la phase d’introduction passée !
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Ressources
En cas d’urgence
Feel n’est pas un dispositif médical, et ne peut remplacer une consultation auprès d’un·e professionnel·le de santé.
Si vous avez des pensées suicidaires, appelez vite le 31 14.
En cas d’urgence
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Complétez ce court test pour savoir où vous en êtes.
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