9 Biais Cognitifs Qui Trompent Notre Cerveau

Sommaire :

Pouvons-nous croire tout ce que nous pensons ? La réponse va peut-être te surprendre… mais c’est non ! Pourquoi ?

À cause d’un phénomène qui s’appelle “les biais cognitifs”.

En effet, ces biais orientent le traitement de l’information que nous percevons et nos prises de décision sans qu’on ne s’en rende compte.

Et ce n’est pas sans conséquences puisque les biais cognitifs peuvent affecter notre santé mentale, notre confiance en nous et notre vie en général jusqu’à nous rendre tristes.

Dans cet article, tu découvriras :

  • Ce qu’est un biais cognitif
  • Pourquoi nous en avons
  • Les 9 biais les plus communs
  • Et bien plus encore
 

Prêt·e à déjouer les tours de ton cerveau pour te sentir mieux dans ta tête ?

C’est parti !

Sommaire :

Un biais cognitif : c’est quoi au juste ?

Un biais cognitif est une façon de traiter les pensées de manière trompeuse, faussement logique et sans que nous en ayons conscience.

Concrètement :

Les biais, aussi appelés “distorsions cognitives”, altèrent notre façon d’interpréter les faits. Nous traitons les informations (trop) rapidement, et en tirons alors des conclusions hâtives et inexactes.

Résultat ?

Tout cela pollue nos décisions et les comportements qui suivent !

Par exemple :

Si après avoir raté un entretien d’embauche, tu te dis :

Cette société n’a pas voulu de moi… Je suis nul·le et je ne trouverai jamais de boulot !

Eh bien, c’est une croyance faussée par un biais cognitif.

C’est grâce aux travaux d’Aaron T. Beck sur le traitement de l’information, que le terme “distorsion cognitive” a été établi dès 1967.

Ce psychiatre a en effet remarqué que nos émotions pouvaient être influencées par des schémas cognitifs dont nous ne sommes que peu conscients qu’on peut désigner comme des sortes de “raccourcis de pensée”.

Alors comment faire pour ne pas subir ces biais cognitifs ?

La première étape est de les identifier.

En effet, nous pouvons grâce à ça, mieux comprendre notre cerveau et prendre du recul face à certaines de nos réactions.

C’est ce qu’on va t’aider à faire en te décrivant les biais cognitifs les plus fréquents.

Mais avant ça, voilà quelques explications sur l’origine de ce phénomène.

Biais cognitifs : pourquoi en avons-nous ?

Notre cerveau cherche en permanence à minimiser ses efforts. Il économise son énergie. Ceci est un réflexe, hérité d’un temps où la réactivité et les capacités d’analyse rapides assuraient déjà notre survie.

Ainsi, le cerveau va toujours préférer prendre une route facile, plutôt qu’un chemin compliqué. Et cette route facile, ce sont les biais cognitifs.

Or, au quotidien, nous sommes bombardés d’informations : télévision, panneaux publicitaires, alertes média, appels téléphoniques, notifications de nos réseaux sociaux…

Résultat :

Le cerveau n’a pas le temps de tout analyser, et nous pouvons avoir du mal à créer du sens à partir d’un ensemble d’éléments. Les raccourcis de pensée (= biais cognitifs) sont alors très fréquemment de sortie.

Même s’il y a certaines lacunes ou imprécisions, le cerveau n’en tiendra pas compte. Il lira au travers du prisme des distorsions et tentera par tous les moyens de créer du sens à partir de ce dont il dispose.

Parfois, cela n’a pas de grandes conséquences.

Mais, dans certains cas, les biais cognitifs peuvent nous compliquer la vie.

En effet, les biais cognitifs peuvent :

  • Générer du stress ;
  • Affecter nos relations ;
  • Nous empêcher de voir le positif ;
  • Et nous faire perdre confiance en nous.

Ils peuvent aussi nourrir des conséquences négatives comme la culpabilité, la victimisation, la rancœur, l’auto-dénigrement ou encore le manque de motivation.

Le psychiatre Aaron Beck a démontré que ces erreurs de traitement de l’information pouvaient ainsi participer aux troubles thymiques comme la dépression.

La bonne nouvelle, c’est qu’on peut travailler dessus !

Nos cerveaux fonctionnent tous comme ça, avec un mode automatique ! Cela dit, une meilleure connaissance des biais cognitifs peut t’aider et te soulager au quotidien.

Tu peux devenir plus conscient·e de tes propres pensées, et ainsi améliorer ta qualité de vie. C’est top, n’est-ce pas?

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9 biais à connaître absolument

Nous t’avons préparé une liste de biais courants, qui affectent notre façon de penser dans la dépression, de percevoir les choses et de prendre des décisions :

Minimisation du positif et maximisation du négatif

Il s’agit d’une tendance à minimiser les aspects positifs d’une situation et à exagérer les aspects négatifs.

Exemple : À la sortie d’un examen, je me dis : “J’ai eu 9/20, je suis nul·le malgré tous mes efforts.

Sauf que tu es en prépa’, et que c’est la meilleure note.

Raisonnement en “tout ou rien”

Le raisonnement en “tout ou rien” est une tendance à penser en termes extrêmes (tout ou rien) plutôt qu’en nuances.

Exemple :Je n’ai pas réussi cette tâche parfaitement, donc mon travail est un échec total.

Étiquetage

Tendance à catégoriser les gens ou les choses en fonction d’une caractéristique.

Exemple :Le nouveau du département comptabilité n’est pas venu aux dernières soirées. Il est asocial.

Et si cette personne était juste timide ou privilégiait une autre activité ?

Personnalisation

Tendance à considérer que les événements extérieurs sont liés à soi-même, même s’il n’y a aucune preuve de cela.

Exemple :Mon meilleur ami ne m’a pas répondu. Il doit être en colère contre moi.

Nous n’envisageons alors aucune autre raison possible.

Inférence arbitraire

L’inférence arbitraire est une tendance à tirer des conclusions hâtives sur une situation en se basant sur un détail ou des preuves incomplètes ou inexistantes.

Exemple : Mon voisin dans le train a une expression figée et les yeux dans le vague, et je me dis : “Cette personne doit être vraiment malheureuse”.

Et si elle était juste fatiguée ou perdue dans ses pensées ?

Abstraction sélective

Tendance à se concentrer uniquement sur certains aspects d’une situation et à ignorer le reste.

Exemple : « Ma présentation est nulle car j’ai vu un de mes collègues bailler.« 

En fait, ce collègue est juste fatigué ce jour-là. Mais toutes les autres personnes présentes écoutent en réalité attentivement la présentation.

Catastrophisme

Tendance à imaginer le pire scénario possible pour une situation donnée.

Exemple : Même pour une opération bénigne, je pense : “Mon compagnon / ma compagne pourrait mourir sur la table d’opération”.

Sur-généralisation

La sur-généralisation est la tendance que nous pouvons avoir à tirer des conclusions générales sur une situation ou un groupe de personnes en se basant sur une seule expérience.

Exemple :Je me suis perdu pour venir ici. Je n’ai vraiment pas le sens de l’orientation.

Peut-être que cette adresse-là était particulièrement mal indiquée !

Shouldisme

Tendance à penser que les choses doivent être faites d’une certaine manière, sans tenir compte de la réalité.

Exemple :Je dois pouvoir faire face à tous les défis sans jamais avoir besoin d’aide”.

Alors, ça te parle ?

Télécharge gratuitement cette liste en version PDF.

Ainsi, quand tu seras au calme, tu pourras t’entraîner à repérer la pensée automatique qui est associée à ton émotion puis relire cette liste pour voir si l’un de ces biais n’est pas à l’origine de ton état. Cela t’aidera à remettre en question tes pensées et à ramener plus de conscience dans ton quotidien.

Ces types de biais cognitifs trompent notre mental

Les biais affectent notre façon de traiter l’information et ont été étudiés dans des domaines très variés.

En psychologie, ils sont utilisés dans d’autres domaines que la dépression : on élargit le périmètre ?

C’est parti !

Biais sensori-moteurs

C’est un biais ou illusion qui affecte la façon dont nous percevons le monde à travers nos sens.

C’est une forme de notre intelligence que nous développons entre 18 et 24 mois en associant nos sens (vue, toucher…) et notre motricité.

Par la suite, si nous sommes fatigués ou stressés, cela peut affecter notre vision et notre capacité à entendre les choses correctement.

Biais attentionnels

Ce biais change l’attention que nous portons sur les choses. Si tu es intéressé·e ou impacté émotionnellement par un sujet, tu vas y porter une dose d’attention différente.

A contrario, ton cerveau est aussi capable de neutraliser un élément « moins important » ou « plus sécurisant » et qui mériterait d’être traité comme information. Tu peux ainsi ne pas repérer un détail potentiellement inquiétant pour ne pas sortir d’un certain confort émotionnel.

Biais mnésique

À cause de ce biais, notre cerveau ne va pas se souvenir des choses correctement.

Il va retenir certaines informations et pas d’autres, réajuster des souvenirs sous l’effet des émotions ou se remémorer de mauvais souvenirs quand on est triste.

Pour lutter contre ça, on peut se concentrer sur un souvenir agréable !

Biais de jugement

Ce biais affecte notre capacité à juger objectivement les choses.

Par exemple, si nous avons une opinion forte sur un sujet, nous pouvons ignorer des faits qui contredisent notre opinion, et ne voir que les éléments qui viendront confirmer notre point de vue.

Notre capacité à repérer les choses auxquelles nous avons été sensibilisé entre également dans cette catégorie. Tu sais cette capacité à voir partout un objet depuis que notre influenceur préféré vient de présenter sur les réseaux.

Biais de raisonnement

Ce biais nous empêche de raisonner de manière logique.

Par exemple, nous pouvons tirer des conclusions hâtives sur la base de peu d’informations.

Et surtout si notre raisonnement est faussé… gare aux conclusions !

Biais liés à la personnalité

À cause de ce biais, notre personnalité peut influencer notre perception des choses.

Par exemple, nous pouvons avoir tendance à voir les choses plus négativement qu’elles ne le sont en réalité.

Tout le monde a repéré des tendances familiales, culturelles dans la manière de considérer le quotidien.

Bonne nouvelle : ça peut s’assouplir !

Que Devez-vous Retenir ?

Mieux comprendre son fonctionnement psychique et identifier ce qui nous bloque est clé pour être bien dans sa tête.

Nous savons cependant qu’il n’est pas toujours facile de travailler sur soi de façon autonome. Et compliqué aussi de consulter un thérapeute régulièrement.

Pourtant, il suffit parfois de quelques petits changements dans nos activités et nos pensées, pour se sentir mieux.

C’est pour ça que nous avons créé FEEL : l’application mobile basée sur les TCC qui t’aide à sortir de la dépression en 3 à 6 mois.

FEEL te permet de noter chaque jour ton humeur, la qualité de ton sommeil, les activités que tu as prévu de faire, ainsi que les émotions associées. Tu as aussi accès à des ressources et à des exercices à effectuer. De quoi repérer ces fameux biais cognitifs et bien plus encore.

Prêt·e à essayer ?

Le meilleur est à venir ! Prends soin de toi.

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